Le compostage des déchets verts
Qu'est-ce qu'un déchet vert ?
Les déchets verts regroupent l’ensemble des déchets résultant de l’entretien ou du renouvellement des espaces verts (zones récréatives, parcs et jardins, terrains et sports, des collectivités, organismes publics ou parapublics, des particuliers et des sociétés privées) : tonte de pelouse ; taille des haies et d’arbustes, branches, feuilles mortes, résidus d’élagage et déchets d’entretien des massifs...

Chiffres clés 2024
- 2 553tonnes de déchets verts apportés
- 243tonnes de plus entre 2023 et 2024
- 1 654tonnes de compost produit
- 386tonnes de plus entre 2023 et 2024
Sites de valorisation
Les déchets verts collectés en déchèteries sont valorisés sous forme d’amendement organique. Pour cela, le SYDOM s’appuie sur ses propres installations et des prestataires qualifiés pour la valorisation en compost d’une part, et sur un réseau d’agriculteurs pour l’utilisation de broyats. Une vingtaine de conventions ont été établies avec les agriculteurs locaux pour réduire les transports et avoir un retour à la terre le plus vertueux possible.
Sur le territoire, le SYDOM s'appuie sur trois sites de valorisation dont un qui lui appartient : la plateforme de compostage des déchets verts située à Millau sur le site d'ECOTRI.
Les entreprises Déchets Services 12 et Braley couvrent le reste du territoire dans le cadre d'un marché public.
La plateforme de compostage du SYDOM
En complément de son activité principale, ECOTRI dispose d’une plateforme de compostage des déchets verts.
Celle-ci s'étend sur une surface de 3 500 m2 et accueille les déchets végétaux issus des collectivités et des professionnels implantés à proximité de Millau. Elle peut accueillir près de 2 700 tonnes de déchets verts par an. La gestion de cette plateforme a été confiée par SMTVD aux GAEC des Vals et de La Martinerie.
Ces agriculteurs « Bio », dont les exploitations sont proches du site mettent leur expertise au service du SYDOM afin de produire un compost de qualité qu’ils utilisent pour la fertilisation de leurs sols.
Fonctionnement de la plateforme :
1- Réception, pesée, contrôle et stockage
Les apports de déchets végétaux passent sur le pont-bascule où s'effectue la pesée. Ils sont déversés sur la plateforme dans une zone dédiée. Un contrôle est alors effectué et les indésirables sont retirés (pots de fleurs, plastiques ou autres). La durée de stockage des déchets verts acceptés varie selon la fréquence des broyages et l'importance des apports.
2- Broyage et mise en andains
Les déchets verts sont broyés par campagnes selon une granulométrie adaptée. Cette opération est effectuée plusieurs fois par an. Son rôle est de préparer physiquement les végétaux pour le compostage par lacération/déchiquetage.
Les broyats sont repris à l’aide d’un chargeur pour constituer un andain (tas d'une hauteur de 3 mètres maximum) par couches successives pour subir une fermentation active. Le broyage et les mélanges permettent de fournir aux micro-organismes naturellement présents, un substrat organique équilibré entre carbone et azote.
3- Fermentation et maturation
La fermentation et la maturation durent de 6 à 8 mois. La prolifération des micro-organismes lors de ces étapes permet l'hygiénisation, la température doit atteindre un minimum de 60°C pendant quatre jours consécutifs. Les andains sont régulièrement retournés et arrosés. Pendant la phase de fermentation, les agriculteurs contrôlent l'humidité, la température ainsi que les conditions d'aération du produit.
4- Criblage et stockage
En fin de maturation, le compost brut est affiné par un ou deux criblages successifs au travers de tamis tournants de 40, 20 ou 10 mm. Ce criblage sépare la biomasse, le compost, et le refus d'affinage. Le refus d'affinage est réintroduit dans la chaîne de compostage au stade du broyage. Le produit fini est ensuite stocké avant d’être utilisé en amendement sur les parcelles agricoles du GAEC des Vals et de La Martinerie.
Brûler des déchets verts, c'est interdit par la loi
La Loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire a modifié le code de l'environnement. Il est désormais interdit de brûler les déchets de jardin à l’air libre et dans les incinérateurs. En cas de non-respect de la Loi, une contravention de 750 euros peut être appliquée. Les incinérateurs de jardin sont aussi interdits en France (vente et utilisation) depuis février 2020.
À télécharger
Sites de traitement des déchets verts
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